April – May 2015Avril – Mai 2015


April 8 to May 2, 2015
Opening: Saturday April 11, from 2 to 5pm
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Gallery 1

Élise Lafontaine

Marble intimacy

The series of recent paintings that I am presenting evolved out of an interest in the cultural value attached to objects. Statues related to certain belief systems and rituals in particular inform my recent pictorial investigations, as they are objects that encapsulate past eras. Statues, as culturally rich, symbolic and multifunctional objects, are heavy with histories and seem to slow down time, regardless of the context in which they are presented.

My interest and reflections on statues have led me to manipulate, to extend and to recontextualize these objects through paint. In an attempt to revive and to rethink statues by subverting their proportions for example, I hope to provoke within the viewer a sense of astonishment and wonder.

My ongoing fascination with decorative elements found in the so-called « primitive arts » have allowed me to play with the depiction of statues through experimental painting strategies. By exploring these shapes and patterns through painting, I discover forms within these decorative elements that suggest the body through their structures, and reflect upon human activity in earlier societies and civilizations.

Fragments of stone, brick and marble thus give birth to form and volume and create a dialogue between the density of the sculptural aspect of statues and the lightness of the image.

 

I am currently completing my BFA in studio arts (major painting and drawing) at Concordia University, and will graduate in April 2015.Once I have completed my studies, I will be attending an artist residency (LIA-Leipzig International Artist Program) from September to November 2015. Since 2009, my work has been exhibited in Canada, the United States, Japan and Turkey.

Gallery 1

Jonathan Théroux

Jonathan Théroux’s work elaborates on the concept of representation. In this context, the notion of space is represented paradoxically, standing somewhere between the pictorial illusion and the material surface itself. The work relies on collage, setting up subjects inside unconventional environments, linking them with their new function as aesthetic reproductions and offering a reflexion on relationship and territory. The process entails searching for image sources in works of photography and computer graphics, and finally, assembling them as collage. In this process, the rules for assembly are based on compositional features such as color and geometry. What interests the artist is the relationship humans establish with their visual environment and how they articulate its reality through assigning meaning.

 

Born in Saint-David de Yamaska in Montérégie, Jonathan Théroux pursued his artistic training in the metropolitan area. He is completing his BFA at Concordia University in Fine Arts with a concentration in Painting & Drawing (Spring 2015). He has participated in various student exhibitions, and most recently, has been selected, by jury, to the FoFA’s Annual Undergraduate Exhibition for 2016. He will be commencing an MFA at the University of Ottawa, September 2015.

Gallery 2

Daisy Tsai

Every riven thing

Selected paintings made between 2013-2015.

Painting is habit-defying labour. Painting seduces by way of its revelatory potential to subvert idea and imagination; the image stripped of illusion of depth, narrative cues and allure of nameable, can it stand on its own visuality? How does the appearance of exuberantly painted surface deny accessible meaning while demand validation? As our world dazzles, rushes, and burns, i peek-a-boo through forms and colours to contend for an alternative coherence, stillness verging on celebration and distress.

These paintings are versions of incomplete translation of gravity-ordained sight, sentiment pitched to personal memory, complicit in collective consumption, and always graced by conflicts and decay in life and of time. A singular painterly clarity may emerge as marks are made between drought-like scratches and layered wash; through figuration and disarticulation, what is initially prompt by an instance’s light, spoiled photograph, a conversation or left-over shapes from lives shared, is considered complete when the painting appears to blush and to be fearless apart from me.

 

Born in Taipei, Taiwan, Daisy Tsai studied mathematics at McGill University before obtaining B.F.A. in Design Art from Concordia University and M.F.A. in Visual Arts from York University in Canada. Tsai’s work has been shown in solo and group exhibition in Toronto (I.D.A. Gallery) and in Montreal (McClure Gallery) An interdisciplinary artist who works as an interpreter/translator, she came to painting 5 years ago and is now studio based in Montreal.

8 avril au 2 mai 2015
Vernissage: Samedi  11 avril, de 14h à 17h
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Galerie 1

Élise Lafontaine

Intimité de marbre

Ma série a débuté par un intérêt pour la valeur culturelle rattachée aux objets, plus particulièrement les statues en lien avec les croyances et les rituels. Jalonnant l’histoire, à elles seules, elles renferment une partie d’une époque révolue, mais qui sont placées dans des lieux de conservation, des musées, où le temps s’il n’est pas interrompu complètement, est ralenti.

Partant de cette réflexion, j’ai voulu opérer des manipulations, agrandissements, décalages, achromies, pour redonner vie aux statues dans un contexte qui les ranime à notre étonnement en jouant sur leur situation, leurs proportions ou les perspectives qu’elles dessinent.

Ma fascination pour les éléments décoratifs, des « arts primitifs » m’ont amené à faire l’expérience du jeu, dans le but de manier des fictions à l’intérieur de formes qui apparaissent comme de lointains semblants d’objets fonctionnels et où le corps se présente dans une structure témoignant de l’activité humaine des sociétés et civilisations antérieures.

Les fragments de pierres, briques et marbre deviennent corps et font naître un lien entre le plan et le volume, dans un dialogue entre la densité de la sculpture et la légèreté de l’image.

 

Je suis actuellement au baccalauréat en art visuel à l’Université de Concordia, et j’obtiendrai mon diplôme en avril prochain. Par la suite, je participerai à la résidence d’artiste LIA-Leipzig international Programme de septembre à novembre 2015. Depuis 2009, mes œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Turquie.

Galerie 1

Jonathan Théroux

Le travail de Jonathan Théroux est fondé sur le concept de représentation. Dans ce cadre, la notion d’espace y est représentée de façon paradoxale entre l’illusion picturale et le lien avec sa surface matérielle. Cette démarche témoigne du processus d’assemblage des images en les mettant en lien avec des environnements non conventionnels, dévoilant une nature esthétique permettant une réflexion sur le territoire et le développement des rapports, au sens général du terme. Ce travail implique la recherche d’images sources issues de la photographie et de l’infographie et se résout dans l’assemblage aléatoire de collages. Dans ce processus, les règles de composition intègrent les forces visuelles de la couleur et la géométrie. Ce qui intéresse particulièrement l’artiste est le rapport que l’humain établit avec son environnement visuel et la façon dont il articule sa réalité en lui attribuant un sens.

 

Né à Saint-David de Yamaska en Montérégie, Jonathan Théroux complète sa formation artistique dans la région métropolitaine. Il termine actuellement son baccalauréat en arts visuels à l’Université Concordia avec une concentration en peinture et dessin. Il a participé à diverses expositions étudiantes et, plus récemment, a été sélectionné pour l’exposition annuelle de premier cycle de la Galerie FOFA pour l’année 2016. Il amorcera ses études supérieures dans le domaine des beaux-arts à l’Université d’Ottawa à l’automne 2015.

Galerie 2

Daisy Tsai

Every riven thing

Sélection de peintures réalisées entre 2013 et 2015.

Peindre exige de défier les habitudes. La peinture séduit par son potentiel révélatoire à subvertir l’idée comme l’imaginaire. L’image, dépouillée de l’illusion de profondeur, de dispositif narratif ou du charme de la nomination, peut-elle alors s’affirmer par sa seule visualité? Comment la surface peinte, avec son apparence exubérante, peut-elle à la fois nier tout accès au sens et en revendiquer un? Alors que notre monde brille, se hâte et se consume, je joue à cache-à-cache avec les formes et les couleurs pour me confronter à une cohérence autre, un point immobile entre joie et désarroi.

Ces peintures sont toutes les traductions imparfaites de visions ordonnées par la pesanteur, où sentiments et souvenirs personnels s’articulent, complices de la consommation de masse, et toujours parés des conflits de la vie et des outrages du temps. Une clarté picturale singulière émerge entre les lacérations à nu et les couches qui se superposent sur la toile ; entre figuration et désarticulation, ce qui est initié par une instance de lumière, une photographie ratée, une conversation ou encore des restes formels de vies partagées prend sa cohérence lorsque la peinture apparaît et se détache témérairement de moi.

 

Née à Taipei, Taiwan, Daisy Tsai a étudié les mathématiques à l’université McGill, avant d’obtenir un baccalauréat en beaux-arts (Design Art) de l’Université Concordia et une maîtrise en beaux-arts de l’Université York, au Canada. Le travail de Tsai a été présenté à Toronto (I.D.A Gallery) et à Montreal (McClure Gallery). Artiste interdisciplinaire, mais aussi traductrice et interprète, Daisy Tsai est venue à la peinture il y a cinq ans. Son atelier est installé à Montréal.