Février 2018


7 au 24 février 2018
Vernissage: Samedi le 10 février, de 14 à 17h
Galerie 1 et 2

Mariela   Borello

Perdre l’équilibre

Amorcé comme un jeu, ce corpus s’est transformé en accoutumance, puis en projet d’un an complet, chaque collage me projetant dans un nouveau monde. Les contraintes de temps, d’espace de travail me poussent à travailler vite, à continuellement expérimenter. Mes compositions évitent délibérément les images reconnaissables – objets, parties du corps – mais puisent comme palette de couleurs dans l’intarissable masse des publications de toutes sortes, en recherche de formes ou de textures pour créer un nouvel espace.

Chaque collage génère ainsi sa propre logique, chacun dans le domaine de l’abstrait, dont ils restent confrontés aux éternelles exigences : composition, combinaison de teintes, formes et volumes. Bien sûr, je peux trouver confort dans l’ordre et l’équilibre des espaces conventionnels, mais ici j’essaie d’éviter l’écueil des agencements convenus. Je tente plutôt de créer un chaos depuis l’ordre apparent, un chaos surgi de la prévisibilité d’être.

Le corpus de tous ces collages m’entraîne dans une danse d’équilibre/déséquilibre, dont seule la chute me révèle la magie du non-intentionnel, la surprenante clarté de l’inattendu. Inépuisable source de mondes en quête d’inatteignable, je poursuis ce parcours sans fin. Cette danse, au tempo échec/chute/équilibre, ressemble au fond à la vie, dont très souvent la perte d’équilibre reste l’aspect la plus naturel.

Originaire d’Argentine et vivant au Québec depuis 30 ans, Mariela Borello est diplômée de l’École d’art et de design de l’Ontario à Toronto, avant de compléter une maîtrise en Arts visuels de l’Université Concordia.

Son œuvre a été exposée à Montréal (B-312, Optica, Articule, La Centrale, Centre d’arts Saydie Bronfman), Saskatoon (Centre d’Arts AKA), Winnipeg (ACE Art), Mexico (galerie Temistocles 44), et à Douala au Cameroun (Espace Doual’art).

 

 

Galerie 2

Mariela  Borello

 

Espaces cachés

Corpus en production depuis un an, Espaces cachés entretient une relation particulière avec les matériaux, développée tout au long de ma carrière comme plasticienne, et issue d’un besoin de comprendre ma relation au monde à travers la perception du corps. Le traitement des matériaux retenus – cueillis dans l’entourage domestique : laine d’acier, miroirs de cosmétique, etc. – reste simple dans sa technique, mais exigeant dans l’effort requis pour leur transformation.

Je suis attirée par ce que le matériau autant que l’expérience peuvent produire comme stimulation intellectuelle, dans un dialogue intime, poétique. Dans cette démarche, je tente de défier les lois de la physique, passant du banal à l’extra-sensoriel, transformant les matériaux vers ce qu’ils ne sont pas, vers ce qu’ils ne doivent pas être. Je recherche un comportement extra-ordinaire chez les éléments traités, comportement se reflétant jusqu’à l’observateur. Cela aura un écho dans ce que le son, la lumière, le toucher, projettent vers le réceptif de l’observateur, investissant ces espaces cachés jusqu’à la nature érotique des matériaux, afin qu’à travers l’œuvre ils en arrivent à le séduire.

Forgée au vécu de l’immigration et de l’exil, mon œuvre d’installations multidisciplinaires combine préoccupations liées à la perception, ainsi que notions de genre et d’identité.
Originaire d’Argentine et vivant au Québec depuis 30 ans, Mariela Borello est diplômée de l’École d’art et de design de l’Ontario à Toronto, avant de compléter une maîtrise en Arts visuels de l’Université Concordia.

Son œuvre a été exposée à Montréal (B-312, Optica, Articule, La Centrale, Centre d’arts Saydie Bronfman), Saskatoon (Centre d’Arts AKA), Winnipeg (ACE Art), Mexico (galerie Temistocles 44), et à Douala au Cameroun (Espace Doual’art).