2 au 26 novembre 2011
vernissage: samedi le 5 novembre, 14h - 17h
(cliquez sur les images pour les agrandir)
galerie 1
Mary Lou Freel
La peinture et la broderie utilisant des geotextiles
Je suis artiste en textile qui utilise pour la tapisserie une méthode unique qui produit une surface riche. J'expose la moitié du dessin et des couleurs par la manipulation de l'aiguille en-dessous et sur la surface de la toile, ce qui ressemble à du tissage. J'aime l'imaginaire dans le choix des caractères et leurs actions. Beaucoup des sujets sont des formes représentant l'énergie du cosmos qui me mène à l'exploration nouvelle dans mes techniques. Aussi je travaille depuis trente années avec divers types des fils.
Pout la peinture, j'emploie des matériaux industriels qui ont l'apparence du feutre – aussi le caoutchouc – plutôt que des supports traditionelles, préférant ma propre peinture et l'appliquer avec autre chose comme une brosse.
Néé aux chutes du Niagara, 1943, Mary Lou Freel réside à Westmount depuis 2009. Elle a une formation universitaire en Arts visuels (BFA, Concordia, 1988)). Elle a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives à Toronto et à Montréal. Elle est membre de Diagonale et Torontoartscape. Aussi elle est propriétaire de Plastic Press.
galerie 2
Elisabeth Geraghty
La Quête
Les œuvres de cette exposition n'étaient pas préméditées. Les estampes ont émergé lors d'une expérimentation avec quelques unes des nombreuses techniques de gravure.
Il y plusieurs années, après que l'incendie dans l'édifice où j'avais eu mon atelier ait détruit toutes mes œuvres d'art, j'ai commencé à travailler avec des matériaux quotidiens comme le carton, des bouchons, des branchettes et des boîtes d'allumettes. Ces matériaux m'ont menée à la construction de l'objet en trois dimensions et aux autres « objets » inclus dans la collection.
Dans l'œuvre ci-dessus et dans les dessins et les peintures (surtout dans les portraits), je continue à chercher ce qui est caché, inattendu.
Je travaille, j'observe et j'attends.
L'artiste est née à Grand Cascapédia, Québec. Aujourd'hui, elle habite et travaille à Montréal, Québec. Elle a étudié les beaux arts à l'École des Beaux Arts de Montréal, à la Sir George Williams School of Art, à l'École des Beaux Arts de l'Université Concordia, ainsi qu'au Centre des Arts Saidye Bronfman. Elle a enseigné la gravure au Centre communautaire juif de (1986 à 1996) et le dessin et la peinture du portrait au Centre des Arts Saidye Bronfman à Montréal (1996 à 2006).
Ses œuvres sont incluses dans des collections privées et publiques, incluant celles de la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, de la Bibliothèque Nationale du Québec, du Musée du Québec et de Loto-Québec.
galerie 3
Renée Chevalier
La Vierge à la mouche (Stigmate III)
Selon Édith-Anne Pageot, historienne de l’art, l’année 2009 a marqué un moment concluant dans la carrière de Renée Chevalier, tant du point de vue du procédé que de la portée symbolique avec son exposition Stigmate II. Cette série a été l’aboutissement des recherches formelles et iconographiques qui ont guidé sa pratique depuis les vingt dernières années.
Poursuivant cette recherche iconographique, l’installation La Vierge à la mouche consiste à intervenir sur quatre photographies séquentielles d’une sculpture de marbre de la Reine Lucretia prise au Musée national de Barcelone en 2010. Et d’une statue de la Vierge photographiée de dos au cimetière de Ste-Luce en Gaspésie en 2007. La sculpture de marbre fut réalisée par le sculpteur Damian Campeny y Estany en 1834. L’œuvre relate un fait historique ou légendaire : 500 ans avant Jésus-Christ, la Reine Lucretia, victime d’un viol, se serait donné la mort à l’aide d’un poignard, afin de retrouver son honneur…Une mouche bien vivante posée là, à l’arrière de la tête de la statue de ciment est l’inspiratrice du thème. Sa présence est inexpliquée et saugrenue, elle personnifie le témoin de la scène. Un petit clin d’œil est aussi fait en hommage au film de Jean Cocteau, Le Testament d’Orphée, un film qui fut marquant dans l’enfance de l’artiste, dans lequel la poésie prend le dessus et fait basculer son auteur et acteur, dans un univers parallèle. La sculpture représentant Lucretia a été photographiée sous différents angles tout en marchant afin de réaliser une image déstabilisante avec l’intention d’insuffler une seconde vie au gisant.
Les perles flottant dans l’espace ressemblent à des petites lunes, le tulle diaphane par couches superposées enveloppe le personnage. Le tout suggère une atmosphère onirique à laquelle le visiteur est convié. Dans ce nouveau contexte ainsi créé, la Reine pourrait ne pas être morte et dormir tout simplement. Le spectateur entre dans cet univers et observe le corps sensuel de la belle alanguie. Il n’y a plus de drame, toutefois, un mystère demeure.
Renée Chevalier possède une maitrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. En 2010 et 2009 elle a présenté le projet Stigmate II à la Galerie d’art de Matane et à la Galerie Art Mûr à Montréal. Stigmate l, a été initié en 2007 et présenté à la Galerie Luz. Elle est agente de développement culturel au Bureau d’art public, Direction de la culture et du patrimoine à la Ville de Montréal.









