mai-juin 2019


 

15 mai au 1 juin 2019

Vernissage: le samedi 18 mai, 14h-17hdia

Galerie 1

 Myriam Coulombe- Pontbriand

Rétro-nostalgie

Quoi qu’en disent certains discours postmodernes qui appréhendent le monde contemporain dans l’optique d’une rupture et d’un éclatement de l’identité, Myriam Coulombe-Pontbriand propose au contraire de magnifier la culture populaire à titre constitutive d’un mode de vie original dont nous sommes les héritiers.

 À l’aide d’illustrations qui référent à certaines traditions populaires ainsi qu’à des repères communs, l’artiste invite à se reconnaître dans une identité collective en mouvance. Des portraits de femmes, issues de diverses époques, provoquent une nostalgie identitaire. Ils sont ajoutés à des toiles surannées ainsi qu’à des objets recyclés auxquels un médium de coulage est ajouté.  

L’auditoire est amené à se questionner sur le présent et le passé à partir d’une série d’histoires, de trajectoires et de rencontres. Des illustrations picturales contemporaines sont ajoutées aux oeuvres de manière parfois subversive, rejoignant ainsi certaines approches utilisées par les artistes du Pop art. 

En réponse à une identité collective qui ne repose plus sur des principes stables, l’artiste présente une culture populaire génératrice de références communes dont certaines, bien qu’éphémères, peuvent être unificatrices voire porteuses de sens.

Née à Sherbrooke au Québec, Myriam Coulombe-Pontbriand vit et travaille à Montréal. En 1998, elle poursuit des études en arts visuels et dans le domaine de la santé à l’université de Sherbrooke. En 2001, elle est finaliste pour son œuvre l’Envers et participera à une première exposition collective à la Galerie Horace.

L’excellence de son dossier académique ainsi que ses engagements citoyens lui valent d’être récipiendaire de nombreuses distinctions dont le Prix du Lieutenant-gouverneur. En 2002, l’artiste reçoit le titre honorifique d’Émissaire de l’Université de Sherbrooke. Depuis, elle a participé et contribué à de nombreuses réalisations artistiques. À la galerie Luz, elle présente sa première exposition solo «Rétro-nostalgie ».

 

 

 

 

Galerie 2

Josée Charbonneau

Odyssée

Impressions Photographiques

L’artiste, Josée Charbonneau, a récemment mené une expérimentation photographique aboutissant à une exploration signataire du potentiel du colorisme abstrait, de la beauté esthétique et de la complémentarité des compétences tant organiques qu’urbaines.

L’emploi traditionnel des techniques de gravure a conféré à l’artiste un emploi viscéral de processus matériels et une dextérité visuelle qui confère à ses créations une minuscule performance, tandis que sa propre impulsion créatrice adhère à des évocations innées qui se transposent dans les objets de sa recherche fondamentale en création.

Avec «Odyssée», nous assistons à une exposition aussi bien un retour qu’un départ, un séjour esthétique qui marque l’accent mis sur la question de la beauté dans l’ennui banal de la vie, le conceptualisme prédominant et les prétextes théoriques des pratiques visuelles contemporaines.

En fait, elle a ouvert une enquête sur le discours réflexif vernaculaire et non pensant de l’individu au sein d’une «Société du spectacle: debordienne», un conte allégorique à images inversées comportant des chapitres distincts incarnés par une imagerie singulière, unique et visuellement distincte.

L’imagerie orginale, rappelant l’abstraction lyrique d’André Kertesz au cours du siècle dernier, sont sans mélange et sans altération, une dernière transfiguration du leitmotiv étant rendue possible, l’objectif d’une expérience picturale demeurant dans sa conscience artistique. Le colorisme et la composition vibrants émanent d’une abstraction viscérale. Les processus à plusieurs niveaux d’Odyssée indiquent que l’essentiel de la tension dynamique inhérente à l’aventure visuelle fait écho au cadre individuel et au contexte de chaque phase successive.

Peindre avec une lentille apparaît un recours paradoxal pour un expert en composition graphique et en la précision infinie requise par le domaine de l’art de la gravure. sont bien délimitées dans les représentations grand format présentées, fruit d’un travail au cours duquel l’artiste a traversé une rivière en palpant les pierres sur le lit de la rivière.

 

Josée Charbonneau termine ses études en Graphisme au Cégep du Vieux-Montréal en 1976. En 2007, elle devient membre à part entière du collectif d’ateliers de gravure Atelier Circulaire. Son aspiration principale réside dans la transposition de la représentation figurative vers les images empreint du colorisme et compositions non-symboliques.

Expositions personnelles (Montréal): Galerie Luz, 2018, 2015. Expositions collectives: Maison Albert Bruneau, Québec 2018, – (Montreal) Galerie Circulaire, 2018- 2008, Maisons de la Culture Saint-Antoine sur Richelieu 2017 et Parc-Extension Galerie Luz Montréal 2017, 2016, 2014, Galerie du Viaduc 2016, Collège du Vieux-Montréal 2008. Ses œuvres ont été acquises par des collectionneurs privés et publics, compris par la Banque Nationale du Canada, Bibliothèque Gabrielle Roy de Québec et les Archives Nationales du Québec.