Madame X

Décembre 2020

 

2 au 19 décembre

Galerie 1

Josée Charbonneau

La Forêt Argentée

La nature a longtemps été le sujet de mises au point pour de nombreux photographes depuis l’avènement du médium. À l’aveugle, les schémas technologiques en sont venus à fasciner, sans détachement engagé ou philosophique : l’essence de l’acte de «peindre avec la lumière»

Avec La Forêt Argentée, l’essentiel revient, invoquant une quiétude par excellence, l’observateur attiré par la contemplation les processus de création impressionne, les œuvres créées sur papier d’archives exquis se révèlent emblématique Josée Charbonneau a travaillé avec un lieu primaire pour réaliser un mouvement esthétique qui marque une rupture causale avec le «fascinus» primitif susmentionné, pour supposer une tradition esthétique qui pourrait encore permettre la spéculation contemporaine.

La nature est rendue au-delà du paysage et du document en raison de la symbolique poétique indélébile de ce qui est dans l’allusion. Le filigrane d’argent procure une grande texture, dénotant sa maîtrise de l’imprimé, sur l’image, et enrichissant l’imagerie statique de ces créations sur papier d’archives. La frontière pâle entourée par l’éclat de l’argent, des simulacres frais ou oxydés du passage du temps. Barthes a beaucoup écrit sur le «punctum» (tandis que Lacan adoré par la subjugation représentation de la conscience) , La Forêt Argentée paraît née des deux positions théoriques. L’image fixe, nous avons l’instant qui conduit à la «mort» inhérente de la première, et avec la superposition texturer progressive la représentation perdure.

On peut penser à la puissance singulière des œuvres à très haut contraste du pionnier Eugène Atget, dont les «arbres» restent sculptés dans l’éther. Le travail du procédé argentique auto-sublimé délimite qu’au plutôt que sculpter avec l’ombre et la lumière, rappelant le lyrisme esthétique d’Andre Kertesz; l’acte de photographie peut donner un aperçu d’une condition dans laquelle le concept s’engendre.

Josée Charbonneau termine ses études en Graphisme au Cégep du Vieux-Montréal en 1976. En 2007, elle devient membre à part entière d’un collectif d’ateliers de gravure Atelier Circulaire. Son aspiration principale réside dans la transposition de la représentation figurative vers les images imprimées.

Expositions personnelles (Montréal): Galerie Luz, 2019, 2018, 2015. Expositions collectives: (Montréal): Galerie Luz, 2019, 2017, 2016, 2014. Expositions collectives: Maison Albert Bruneau, Québec 2018, – (Montreal) Galerie Circulaire, 2019, 2018, 2013, 2008, Maisons de la Culture Saint-Antoine sur Richelieu 2017 et Maisons de la Culture-Parc Extension 2015, Galerie du Viaduc 2016, Galerie Circulaire 2008-2019, Collège du Vieux-Montréal 2008. Ses œuvres ont été acquises par des collectionneurs privés et publics, compris par la Banque Nationale du Canada, Bibliothèque Gabrielle Roy de Québec et les Archives Nationales du Québec.